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Championnats d’Europe de natation : Léon Marchand, l’arbre qui cache la forêt ?

Léon Marchand

Bien que diminué physiquement, Léon Marchand a permis à la France de se hisser à la quatrième place des Championnats d’Europe de natation 2026 à domicile avec 11 médailles. Il a remporté 2 titres individuels (or sur le 200 m papillon et 400 m nage libre) et 2 collectifs (argent sur le relais 4×200 m nage libre et bronze sur le relais 4×100 m 4 nages). Ce qui fait dire à certains qu’il a masqué le fiasco des Bleus à la maison.

Après deux semaines de compétition à Paris et à Saint-Denis (du 31 juillet au 16 août 2026), la France a terminé quatrième des Championnats d’Europe de natation 2026 avec 11 médailles, dont 4 en or, 4 en argent et 3 en bronze. Elle se classe derrière la Grande-Bretagne (8 or, 2 argent, 4 bronze), l’Italie (6 or, 8 argent, 6 bronze) et la Russie, sous bannière neutre (5 or, 5 argent, 9 bronze). La délégation française aurait même pu atteindre le podium si Léon Marchand se portait physiquement mieux.

Un Léon Marchand diminué, mais toujours très compétitif

Léon Marchand, c’est le leader de l’équipe de France. Malheureusement, il était diminué lors de ces championnats à domicile à cause d’une blessure à l’adducteur droit. Malgré tout, il a encore porté les Bleus comme aux JO de Paris 2024. Le Toulousain de 24 ans a propulsé le relais 4×200 m nage libre tricolore vers l’argent et le relais masculin du 4×100 m 4 nages vers le bronze. Il a aussi et surtout remporté deux médailles d’or : une sur le 200 m papillon, avec en prime la meilleure performance mondiale de l’année (1min 51 sec 72), et une autre sur le 400 m nage libre, qu’il découvrait pourtant au plus haut niveau.

Il n’y avait pas que Léon Marchand

Avec deux titres individuels et deux autres collectifs, Léon Marchand a donc largement porté la natation masculine française, au point que certains estiment qu’il a caché l’échec des Bleus. Mais ce n’est pas totalement vrai. D’autres ont également brillé sur ces championnats. Notamment le triple champion du monde Maxime Grousset, l’autre patron de l’équipe de France. En dépit de sa blessure – fracture à un os du pied gauche – subie quelques semaines avant cet Euro à la maison, il a également contribué au succès français sur le relais 4×100 m 4 nages mixte, en plus d’avoir récolté 2 médailles d’argent (50 et 100 m papillon) en individuel.

Mary-Ambre Moluh a marqué les esprits côté féminin

Et il ne faut surtout pas oublier Mary-Ambre Moluh. La jeune dossiste de 20 ans, qui étudie aux États-Unis, a été la révélation tricolore. Elle a obtenu une médaille d’argent sur 50 m dos, l’or au sein du relais 4×100 m 4 nages mixte et un premier titre individuel continental sur 100 m dos, avec un nouveau record d’Europe à la clef. On peut citer aussi Pauline Mahieu et ses 2 médailles de bronze (200 et 100 m dos) et surtout Sauveur Cristofini. Le jeune homme de 16 ans a remporté l’argent sur le relais 4×200 m nage libre. Il incarne une génération montante qui promet un bel avenir à la natation française.

Retenir le meilleur pour Los Angeles 2028

S’il y a eu des déceptions, comme avec Yohann Ndoye-Brouard sur 100 m et 200 m, Gilles Sézionale préfère voir le verre à moitié plein. Le président de la Fédération française de natation se projette déjà. « On ne joue pas notre tête sur un championnat d’Europe. Il faut construire, dans la continuité du travail qui est fait avec Denis », a-t-il confié au Monde. Pour sa part, le DTN Denis Auguin a reconnu des « carences », notamment en brasse et en demi-fond féminin. « On ne bouchera pas ces trous d’ici Los Angeles 2028, mais on y travaille pour la suite », a-t-il confié. Selon le technicien, « l’idée actuellement, c’est d’élever le niveau des nageurs dans les disciplines où on est déjà performant ».