À Montauban, les parents d’une adolescente de 14 ans, classée dans le top 10 mondial de sa catégorie en Crossfit, sont soupçonnés d’avoir administré des produits dopants à leur fille. Ils ont été mis en examen. Quant à la championne, elle a été placée en famille d’accueil. Des proches la décrivent comme ayant des aptitudes physiques au-dessus de la moyenne par rapport aux jeunes de son âge.
Une affaire fait grand bruit depuis quelques jours à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, en région Occitanie. Les parents d’une jeune Française de 14 ans, classée dans le top 10 mondial dans sa catégorie en Crossfit, discipline mêlant haltérophilie, endurance et gymnastique, ont été mis en examen le 7 mai pour avoir administré des produits dopants à leur fille. Le père, un ouvrier du BTP, avait déjà été placé en garde à vue quelques jours plus tôt, le 4 mai.
Une carrière dans le Crossfit commencé à 12 ans
La jeune fille a débuté sa carrière en Crossfit en 2024 à tout juste 12 ans. Elle a rapidement enchaîné les exploits sportifs. En seulement deux ans, l’adolescente a intégré le top 10 mondial de la catégorie « Teen 14-15 ans » et a notamment pris la 8e place des Championnats du monde à Columbus, dans l’Ohio (Etats-Unis), en août 2025. Ses performances hors du commun ont fait naître des soupçons et entraîné une enquête de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui a fait un signalement à la police judiciaire. Les suspicions sont d’autant fortes que l’adolescente aurait tout fait pour se soustraire à des contrôles antidopage. Par exemple, elle a déclaré forfait sur blessure pour ne pas participer à une compétition et ne pas intégrer l’équipe de France d’haltérophilie.
La jeune championne en Crossfit nie s’être dopée
Soupçonnés d’avoir fourni des « médicaments » potentiellement dopants à leur fille, les parents ont été mis en examen par une juge d’instruction avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Mais une information judiciaire a été ouverte. Entendus en audition libre la semaine dernière au commissariat de Montauban, le père a nié toute intention de doper sa fille mineure. La mère a aussi rejeté les accusations et affirmé ne pas intervenir dans la préparation sportive de son enfant. De son côté, l’adolescente a nié s’être dopée, mais elle a confirmé que son géniteur lui fournissait divers médicaments, sans préciser lesquels. Par mesure de protection, elle a été placée en famille d’accueil.
Le grand frère rugbymen suspendu pour usage d’anabolisants et de modulateurs hormonaux
La police judiciaire poursuit ses investigations. Elle souhaite analyser les produits saisis au domicile familial et établir l’existence ou non de dopage. Interrogé, le responsable de la salle de Crossfit où la jeune athlète s’entraîne a dit être étonné par ces révélations. Il admet cependant que l’adolescence présentait « des aptitudes physiques au-dessus de la moyenne par rapport aux jeunes de son âge », au point qu’elle a rapidement voulu s’entraîner avec les adultes. Selon des informations de La Dépêche, le grand frère de la jeune fille, licencié dans un club de rugby de la région, purge actuellement une suspension de quatre ans par l’AFLD pour usage d’anabolisants et de modulateurs hormonaux…
