Le PSG a remporté samedi, à Budapest (Hongrie), sa deuxième Ligue des champions en battant Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). Grâce à ce nouveau sacre, le champion de France entre dans l’histoire en devenant le deuxième club depuis 1993 à faire le doublé, après le Real Madrid. Au vu de son niveau actuel, il a de forte chance de faire le triplé la saison prochaine.
Ce samedi 30 mai 2026 à Budapest, en Hongrie, le Paris Saint Germain (PSG) a remporté sa deuxième Ligue des champions (LDC) en battant Arsenal aux tirs au but (4-3), après des prolongations (1-1). Rapidement menés au score avec un but de Kai Havertz (6e minute), le club de la capitale française a su réagir pour égaliser à la 65e minute grâce à un penalty de Khvicha Kvaratskhelia, parfaitement exécuté par Ousmane Dembélé.
Le PSG sûr de ses forces, comme l’est un champion
Si les Gunners ont fait valoir leur atout principal (la défense), les Parisiens ont maîtrisé la rencontre de tout à bout, avec 75% de possession de balle. Ils n’ont pas tremblé, même après l’ouverture du score, comme sûrs de leur force. Les champions de France ont continué à dérouler leur jeu jusqu’au penalty obtenu par Kvaratskhelia.
Même après la sortie du Géorgien, du capitaine Marquinhos et du Ballon d’or Ousmane Dembélé, le niveau n’a pas baissé. Les remplaçants, dont Bradley Barcola et Zaïre-Emery, ont maintenu le cap, jusqu’au coup de sifflet final. Aux tirs au but, Nuno Mendez a raté son shoot, mais Eberechi Eze et Gabriel ont permis au PSG de l’emporter en manquant aussi le cadre.
Le PSG sur les traces du Real Madrid
Avec cette victoire à Budapest, Paris gagne sa deuxième Ligue des champions consécutives, après celle brillamment acquise à Munich l’année dernière (5-0 face à l’Inter Milan). Ce back-to-back fait entrer le PSG dans l’histoire. En effet, il devient le deuxième club à réussir le doublé depuis l’introduction de la Ligue des champions en 1993 (on parlait autrefois de C1).
Depuis la réforme, seul le Real Madrid de Zinedine Zidane avait réalisé cet exploit avec un triplé en plus : 2016, 2017 et 2018. En prenant en compte l’ancienne formule, Paris est le neuvième club à remporter le titre deux fois de suite au moins. Avant lui, il y a eu le Real Madrid (1956, 1957, 1958, 1959 et 1960), Benfica Lisbonne (1961 et 1962), l’Inter Milan (1964 et 1965), l’Ajax Amsterdam (1971, 1972 et 1973), le Bayern Munich (1974, 1975 et 1976), Liverpool (1977 et 1978), Nottingham Forest (1979 et 1980) et l’AC Milan (1989 et 1990).
Une nouvelle formule plus difficile que les précédentes
Mais le back-to-back parisien reste le plus impressionnant car réalisé dans une formule plus difficile. En effet, avec la nouvelle réforme lancée en 2025, chaque club joue désormais un total de 8 matchs dans une poule unique de 32 équipes, avec la possibilité de rencontrer de gros clubs. Il faut ensuite parfois jouer les barrages, si l’on est classé entre les 9e et 16e place, puis les 8e de finale, les quarts, les demies et la finale. Sur son chemin, Paris a battu pratiquement tous les grands et prétendants au titre, dont Chelsea (2 Ligues des champions), Liverpool (6) et le Bayern Munich (6). Un parcours de combattant donc !
Des individualités moulées dans un collectif bien huilé
Paris a gravi cet Everest deux fois. Cette équipe paraît aujourd’hui injouable. Même dans la difficulté, elle réussit toujours à s’imposer, et souvent sans ses tauliers. Son collectif est bien huilé. L’effectif ne dépend pas uniquement de ses têtes de gondoles. Si Kvaratskhelia, Dembelé et Doué sont en panne, Vitinha, João Neves ou encore Fabian Ruiz prennent le relais pour maintenir le cap. Le PSG a également une défense fiable, avec des cadres comme Marquinhos et Achraf Hakimi, et des valeurs montantes telles que William Pacho et le gardien Matvey Safonov, qui gagne en régularité.
Le Bayern Munich et le FC Barcelone, deux sérieux adversaires du PSG
Face à autant de qualité, Paris est bien parti pour faire le triplé l’année prochaine. On ne voit pas trop qui le stoppera dans son ascension, en l’état actuel. Sauf peut-être le Bayern Munich et le FC Barcelone, qui ont des attaques terrifiantes. L’un a Michael Elisée, Jamal Musiala et Harry Kane notamment ; l’autre possède Lamine Yamal, Raphina, Marcus Rashford et dorénavant Antony Gordon (pour remplacer Robert Lewandowski sur le départ).
Mais ces deux équipes doivent d’abord régler un gros défaut commun : la faiblesse de leur défense. Au Bayern, Jonathan Tah, Dayot Upamecano et Manuel Neuer ont souvent des absences. Au Barça, c’est le système Hansi Flick qui pose problème. L’équipe joue très haut sur le terrain, exposant ses arrières à des contre-attaques fulgurantes. D’où les nombreux buts pris cette année.
