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Mondiaux de judo 2026 : les Bleus à l’assaut de Bakou

Les Mondiaux de judo 2026 se déroulent à Bakou, en Azerbaïdjan, du 4 au 11 octobre. Pour l’équipe de France, ce rendez-vous constitue une nouvelle étape importante dans la préparation des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Plusieurs cadres tricolores, dont les champions du monde Joan-Benjamin Gaba et Romane Dicko, tenteront de confirmer leurs performances, tandis que Clarisse Agbégnénou effectuera son retour au plus haut niveau mondial.

Les Championnats du monde de judo 2026 se dérouleront du 4 au 11 octobre à la National Gymnastics Arena de Bakou, en Azerbaïdjan. Les épreuves individuelles, réparties dans les quatorze catégories de poids, sont programmées du 4 au 10 octobre, avant la compétition par équipes mixtes prévue le 11 octobre. Selon les données de l’IJF, la Fédération international de judo, environ 640 judokas représentant 97 nations sont engagés dans les épreuves individuelles.

La France très ambitieuse pour ces Championnats

Pour figurer dans le haut du classement, la France aligne une sélection dense, avec sept athlètes qui ont gagné une médaille individuelle aux JO de Paris 2024. Il s’agit de Luka Mkheidze (-60 kg), Joan-Benjamin Gaba (-73 kg), également champion du monde en titre après son sacre à Budapest en 2025, Shirine Boukli (-48 kg), Sarah-Léonie Cysique (-57 kg), Clarisse Agbégnénou (-63 kg), Romane Dicko (+78 kg) et Maxime-Gaël Ngayap Hambou (-90 kg).

Dans les rangs des hommes figurent également Dayyan Boulemtafes (-73 kg), Aleksa Mitrovic (-90 kg), Romain Valadier-Picard (-60 kg), Daikii Bouba et Walide Khyar (-66 kg). Ce dernier a toutefois dû déclarer forfait en raison d’une blessure. Il sera remplacé par le jeune Kelvin Ray (21 ans), qui disputera ses premiers Mondiaux seniors. Chez les femmes, Léa Fontaine (+78 kg), Manon Deketer (-63 kg), Clémence Émé (-70 kg), Kaïla Issoufi et Audrey Tcheuméo (-78 kg) s’ajoutent à la liste des Bleus.

La sélection française sera privée de Teddy Riner aux Mondiaux de judo 2026

Très attendue, Clarisse Agbégnénou va à Bakou avec l’ambition de retrouver le sommet mondial. La Rennaise, sextuple championne du monde, compte déjà neuf médailles mondiales, dont six titres. Elle a remporté les Mondiaux de 2023 à Doha, au Qatar, moins d’un an après la naissance de sa fille (le 15 juin 2022). La championne tricolore a récemment décroché le bronze au Grand Slam de Lausanne, fin août.

La sélection française sera toutefois privée de Teddy Riner. Une absence de poids. Le triple champion olympique a renoncé aux Mondiaux en raison d’une blessure persistante à l’épaule. Après les Jeux de Paris 2024, le Guadeloupéen n’a plus disputé de tournoi individuel et visait à Bakou un douzième titre mondial. Sa priorité est désormais de récupérer en vue de la suite du cycle olympique.

Toutes les stars du judo ou presque sont attendues à Bakou

Outre les stars françaises, les Championnats du monde de Bakou réuniront plusieurs grandes figures du judo mondial. Notamment le Japonais Hifumi Abe, qui visera une cinquième couronne mondiale chez les -66 kg, tandis que sa sœur Uta Abe cherchera un sixième titre chez les -52 kg. Leur compatriote Haruka Kaju, championne du monde 2025 en -63 kg et invaincue depuis décembre 2024, sera également très attendue. Dans les catégories lourdes, le Russe Inal Tasoev défendra son titre mondial chez les +100 kg face notamment au Sud-Coréen Kim Min-jong, vice-champion olympique à Paris. L’Israélien Izhak Ashpiz, dix-huit ans et numéro deux mondial en -60 kg, représentera quant à lui l’une des nouvelles générations à suivre.

Chez les femmes, la Sud-Coréenne Hyeonji Lee, 19 ans et déjà médaillée mondiale en 2025, tentera de poursuivre sa progression remarquable. Pour remporter un titre, elle devra néanmoins terrasser les Françaises Romane Dicko et Léa Fontaine. De gros challenges en perspective. Au total, douze des quatorze leaders mondiaux sont annoncés à Bakou, donnant à cette édition un plateau particulièrement relevé.

Les Mondiaux de judo 2026 sont importants pour la suite du cycle olympique

Après quatre médailles aux Mondiaux 2025 de Budapest — l’or pour Joan-Benjamin Gaba, l’argent pour Romain Valadier-Picard et le bronze pour Sarah-Léonie Cysique et Romane Dicko — la France arrive à Bakou avec un bilan à consolider. Elle tentera de faire mieux ou au moins de maintenir le cap. Pour se faire, la sélection tricolore comptera notamment sur la montée en puissance de Gaba, le retour d’Agbégnénou et la dynamique de Dicko, tout en compensant l’absence de Riner.

Deux ans après les Jeux de Paris, où le judo français avait remporté dix médailles, dont deux titres, les Bleus disposent de toutes les cartes pour poursuivre leur récolte mondiale et lancer pleinement leur route vers les JO de Los Angeles 2028. Pour chaque pays, ces Mondiaux sont importants pour la suite du cycle olympique. En effet, les résultats à Bakou permettront notamment aux judokas d’accumuler des points au classement mondial, déterminant dans la course aux quotas pour les prochains Jeux américains.