Athlétisme Une

Kenya : Nairobi accueille les Mondiaux d’athlétisme de 2029, une grande première pour l’Afrique

World Athletics a attribué mardi au Kenya l’organisation des Mondiaux d’athlétisme de 2029. C’est la première fois que l’Afrique accueillera cet événement, alors qu’elle performe dans la discipline depuis très longtemps. Nairobi a été choisi grâce à un dossier « convaincant et émouvant », selon Sebastian Coe, patron de la Fédération internationale. Les autorités kenyanes comptent saisir cette opportunité pour promouvoir le tourisme sportif national et accroître l’attractivité du pays.

Une injustice enfin réparée. La Fédération internationale d’athlétisme World Athletics a annoncé, le mardi 15 septembre, que le Kenya accueillera en 2029 les Championnats du monde d’athlétisme à Nairobi. C’est la première fois que l’Afrique organise cet évènement depuis sa création. Une grande première donc. World Athletics a également attribué les Mondiaux 2031 à Munich (Allemagne), tandis que les prochains jeux se dérouleront à Pékin, en Chine, du 10 au 19 septembre 2027.

Le Kenya a raflé l’organisation des Mondiaux d’athlétisme face à l’Italie et au Royaume-Uni

Pour obtenir l’organisation des Mondiaux d’athlétisme de 2029, Nairobi a notamment dû devancer Londres (Royaume-Uni) et Rome (Italie), également en lice pour l’une des deux prochaines éditions. Le patron de World Athletics, Sebastian Coe, a indiqué que le dossier de candidature présenté par la capitale kényane était « convaincant et émouvant » à la fois. « Nairobi a démontré de manière éclatante que le moment était venu d’insuffler un nouvel élan au développement de notre sport au Kenya et à travers l’Afrique, avec la promesse d’un héritage fort, capable d’inspirer tout un continent », a-t-il expliqué.

Une expérience dans l’organisation des compétitions internationales

Le Kenya avait déjà candidaté pour l’organisation des Mondiaux d’athlétisme 2025, finalement attribués à Tokyo (Japon). Toutefois, le pays a eu le privilège d’accueillir les Championnats du monde de cross à Mombasa en 2007, et Nairobi a déjà organisé des Championnats du monde U18 en 2017 et U20 en 2021. La capitale kenyane était également la ville hôte des Championnats d’Afrique en 2010. « Forte de son expérience acquise lors de la candidature pour l’édition 2025, l’équipe de Nairobi a su tirer les leçons nécessaires et présenter un dossier nettement plus solide », souligne encore Sebastian Coe.

Le Kenya dispose des infrastructures nécessaires

Selon le président de World Athletics, le choix du Kenya s’appuie sur des garanties financières et une planification opérationnelle jugées solides. L’objectif était de s’assurer que le pays dispose d’infrastructures adaptées à l’organisation d’un championnat mondial et à l’accueil du public international. Sebastian Coe se satisfait notamment de la rénovation complète du stade Kasarani, qui doit accueillir la Coupe d’Afrique des nations de football en 2027. « L’athlétisme fait partie intégrante du tissu social du Kenya. », ajoute le dirigeant. En effet, le Kenya est l’une des puissances mondiales de ce sport, en particulier dans les épreuves longue distance.

Les Mondiaux d’athlétisme, une aubaine pour promouvoir le tourisme au Kenya

Aux Championnats du monde de Tokyo 2025, la délégation kényane avait remporté 11 médailles, dont 7 en or, terminant deuxième du classement des nations derrière les États-Unis. Le pays compte de grands coureurs et coureuses comme Faith Kipchoge, star mondiale et olympique du demi-fond, même si plusieurs de ces athlètes ont été suspendus pour dopage.

« C’est l’heure du Kenya, l’heure de l’Afrique et une victoire pour les générations d’athlètes qui ont rendu notre nation synonyme d’excellence sur les pistes d’athlétisme, les routes et en cross-country », a réagi pour sa part William Ruto. Le président kényan compte profiter de cet évènement pour développer davantage la discipline dans son pays. Pour lui ce sera également une occasion de promouvoir le tourisme sportif et l’attractivité du Kenya. Nairobi vise 5 millions d’arrivées de touristes internationaux d’ici 2030 et ambitionne de porter les recettes touristiques à 1 200 milliards KES (environ 9 milliards $).