Tennis Une

Wimbledon : la deuxième semaine devient un plafond de verre pour les Français

Déjà fini. Après cinq jours de compétition et trois tours joués, il n’y avait déjà plus de Français en lice à Wimbledon ce weekend. Le dernier tricolore encore engagé la veille, Arthur Rinderknech, a perdu face à Novak Djokovic. C’est la quatrième fois sur les six dernières éditions qu’aucun Français n’atteint la deuxième semaine de ce tournoi. C’est une habitude qui interroge désormais, voire qui inquiète. Et elle s’observe dans les autres Majeurs.

Vendredi 3 juillet, Arthur Rinderknech est tombé les armes à la main face à Novak Djokovic, la tête de série n°25 et ancien n°1 mondial au troisième tour de Wimbledon (7-5, 6-4, 1-6, 7-6) en 3 h 01. Le Rennais était le dernier Français encore en lice, après cinq jours de compétition et trois tours joués. Jeudi, les Tricolore avaient perdu en cascade. Arthur Fils, Adrian Mannarino, Valentin Royer et Kyrian Jacquet ont perdu successivement face à Matteo Berrettini, Alex de Minaur, Alexander Zverev et Alexander Bubik. C’est le même tableau noir chez les Dames.

La deuxième fois cette année qu’il n’y aucun(e) Bleu(e) en deuxième semaine d’un Majeur après l’Open d’Australie

Ainsi, hommes et femmes confondus, aucun Français ne verra la deuxième semaine de Wimbledon. Mais ce n’est pas une surprise. C’est la deuxième fois cette année qu’il n’y aucun(e) Bleu(e) en deuxième semaine d’un Majeur après l’Open d’Australie. Et la quatrième fois que cela se produit à Wimbledon sur les six dernières éditions après 2025, 2023 et 2021. Sur les six dernières saisons, seuls Alizé Cornet, Caroline Garcia et Harmony Tan (en 2022), chez les Dames, et Arthur Fils, Ugo Humbert et Giovanni Mpetshi Perricard (en 2024), chez les Messieurs, avaient franchi le cap de la première semaine avant de sortir au tour suivant, en huitièmes de finale.

Pas de représentant en deuxième semaine de Wimbledon depuis 2020

Si l’on se concentre uniquement sur le tableau masculin, la France avait toujours eu au moins un représentant en deuxième semaine de Wimbledon depuis le début du XXIe siècle. Il n’y avait eu qu’un seul couac, en 2006. Mais depuis l’édition 2020, annulée à cause de la pandémie de Covid, c’est la dégringolade générale. Et ce recul s’observe dans les tous les autres grands tournois du Grand Chelem. En mettant de côté le quart de finale de Gaël Monfils à l’Open d’Australie 2022, deux tiers des Tricolores engagés dans les 18 derniers Majeurs à date (en incluant cette édition de Wimbledon) n’ont pas survécu à la première semaine du tableau masculin.

Les Français n’ont pratiquement jamais battu les membres du Top 10 mondial à Wimbledon

Dans cette période, les Français n’ont atteint les huitièmes de finale que six fois. Il y a eu Corentin Moutet (US Open 2022), Arthur Cazaux et Adrian Mannarino (Open d’Australie 2024), Corentin Moutet (Roland-Garros 2024), Ugo Humbert, Mpetshi Perricard et Arthur Fils (Wimbledon 2024), Gael Monfils et Ugo Humbert (Open d’Australie 2025) et Arthur Rinderknech et Adrian Mannarino (US Open 2025). On note en outre que les Français ont concédé 17 défaites sur 18 confrontations face aux membres du Top 10, Dames et Messieurs confondus. Seule Diane Parry a sauvé l’honneur à Roland-Garros en l’emportant (à l’arraché) contre Amanda Anisimova, qui revenait tout juste d’une blessure.

La faute à la Fédération française de tennis (FFT) ?

Mais peut-on demander mieux aux joueurs français quand on sait qu’aucun garçon ne figure dans le top 20, et aucune fille dans le top 40 ? Beaucoup pensent qu’ils sont à leur place et qu’il faut faire avec, en attendant une amélioration des performances. Aussi, certains amateurs de tennis n’imaginent pas de meilleurs résultats tant qu’on aura une équipe dirigeante de « bras cassés » à la Fédération française de tennis (FFT). « Ils sont là pour les places, comme en politique, pas pour faire briller le tennis français ! », accuse un internaute.