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F1 : Red Bull excuse Isack Hadjar, après son mauvais week-end

Isack Hadjar a vécu une course compliquée le weekend dernier à Miami. Sanctionné pour une irrégularité technique samedi, il est sorti de la piste dimanche après seulement six tours. Malgré cette mauvaise performance, le directeur de l’équipe F1 de Red Bull, Laurent Mekies, a pris la défense du jeune pilote, rejetant partiellement la faute sur la RB22. Le technicien a assuré qu’il n’avait pas d’inquiétude concernant la suite de la saison.

Isack Hadjar (21 ans) a connu une compétition difficile au Grand Prix de Miami le weekend dernier. Samedi 2 mai, il a été exclu des qualifications après avoir initialement signé le 9e temps. La FIA avait constaté une irrégularité technique sur le fond plat de sa RB22, qui dépassait de 2 mm les dimensions autorisées. Cette disqualification l’a fait rétrograder à la 22e et dernière position, s’élançant en fond de grille (voie des stands) pour la course du dimanche, qu’il n’a malheureusement pas pu terminer.

Isack Hadjar dans le mur après seulement six tours

En effet, alors qu’il était lancé dans une folle remontée, Isack Hadjar a vu sa course s’arrêter net au 6e tour (sur les 57 prévus) suite à une erreur de pilotage dans le virage n°14. Il a fini dans le mur, cassant sa suspension. Face à ce nouveau coup de malchance, le natif de Paris a explosé de rage et de frustration, frappant plusieurs fois sur son volant. Après s’être défoulé, il a reconnu sa faute : « Je suis fâché parce qu’il y avait du rythme, ça remontait tellement facilement… Je jette des points à la poubelle bêtement », a-t-il confié au micro de Canal+, ajoutant qu’il n’a pas été « très intelligent » ce dimanche à Miami.

Des pneus durs face au reste du peloton en mediums

Bien qu’il ait plaidé coupable, Isack Hadjar a été défendu par la direction de son écurie. Le directeur de l’équipe de Formule 1 Red Bull, Laurent Mekies, a déclaré que les torts étaient partagés entre le pilote et l’écurie. Il a évoqué la sanction technique de samedi et confié que Isack Hadjar était le seul en pneus durs face au reste du peloton en mediums. Concernant le problème de conformité du déflecteur, l’ingénieur français a expliqué que son jeune compatriote bénéficiait de la même spécification que Max Verstappen, mais que Red Bull n’avait pas réussi à repérer l’illégalité avant que la voiture entre en parc fermé.

Isack Hadjar pas aidé du tout par sa voiture

« On a constaté que la voiture dépassait de deux millimètres la largeur autorisée », a avoué Laurent Mekies. Le technicien appelle ce problème « le ‘déflecteur de la FIA’, l’élément obligatoire qu’il faut avoir à cet endroit ». Malheureusement, regrette-t-il, son équipe n’a pas pu le repérer plus tôt lors des vérifications de routine. « Ça n’a pas été le cas. C’est frustrant, mais c’est facile à régler. », a-t-il rassuré. Laurent Mekies a par ailleurs reconnu que Red Bull n’a pas aidé Isack Hadjar « en le faisant partir en fond de grille » à la suite de l’erreur concernant la conformité de la voiture. Pour la suite de la saison, il dit ne pas être inquiet pour lui.

Isack Hadjar confiant pour les prochaines courses

« Je ne pense pas que nous devrions le classer comme une préoccupation (…) Il y a encore de bons indicateurs que nous redeviendrons compétitifs à Montréal », a conclu Laurent Mekies. De son côté, Isack Hadjar préfère d’abord assumer sa part de responsabilité dans l’accident en raison de sa perte de concentration. « J’étais trop anxieux de faire des dépassements et cela m’a nui, » a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Je ne veux pas d’un autre week-end comme ça. J’ai besoin de travailler plus pour améliorer ma vitesse globale ». Le pilote français affiche une grande confiance dans sa capacité à performer lors des prochaines courses.

Andrea Kimi Antonelli bien parti pour battre tous les records

Notons que le GP de Miami de dimanche a été remporté par Andrea Kimi Antonelli. Le jeune pilote italien (19 ans, 8 mois et 8 jours) a signé sa 3e victoire consécutive dans la catégorie reine. C’est le plus jeune pilote à réaliser cette prouesse. En cas de sacre cette saison, il deviendrait le plus jeune champion du monde de l’histoire de la F1 (et de loin), et cela dès sa deuxième saison.

Le record est détenu depuis 2010 par Sebastian Vettel, champion du monde à 23 ans, 4 mois et 11 jours. Le prodige transalpin est déjà le plus jeune leader de l’histoire de la F1 avec ses 100 points glanés (20 d’avance sur le second, George Russell) et le premier pilote de l’histoire de la compétition reine à avoir converti ses trois premières pôles positions en victoires. Il est parti pour battre de nombreux records.