Auto Une

F1 : la FIA espère encore maintenir les GP du Moyen-Orient malgré le contexte sécuritaire

Alors que la guerre au Moyen-Orient a repris de plus bel, le président de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA), Mohammed Ben Sulayem, ne veut pas se précipiter pour annuler les Grand Prix du Qatar et d’Abou Dhabi. Il ne compte pas modifier ses plans tant que cela ne sera pas nécessaire. Toutefois, le dirigeant émirati assure que les pilotes et le personnel des équipes ne seront pas exposés à des « risques » et qu’ils restent une priorité.

Malgré la situation sécuritaire au Moyen-Orient depuis février 2026, la Fédération internationale de l’Automobile (FIA) n’a toujours pas annulé les Grands prix de F1 du Qatar et d’Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, prévus respectivement le 29 novembre et le 6 décembre. Interrogé par l’Associated Press, son président Mohammed Ben Sulayem a déclaré qu’il n’y a pour l’heure aucune raison de bouleverser le calendrier. « Nous ne changeons rien tant que nous n’y sommes pas obligés. », a-t-il clarifié, avant d’ajouter être en communication régulière avec le chef de la direction de la F1, Stefano Domenicali.

Les missiles continuent de voler au-dessus du Moyen-Orient

Depuis plusieurs mois, l’Iran et les Etats-Unis se livrent une guerre larvée, après des bombardements massifs entre fin février et début avril 2026. Un cessez-le-feu fragile signé entre les deux parties en juin, sous médiation pakistanaise, permet de tenir en bride les protagonistes. Mais il ne les empêche pas de s’attaquer sporadiquement. L’armée américaine vise régulièrement les infrastructures énergétiques et les sites nucléaires iraniens. En riposte, les Gardiens de la révolution ciblent les bases militaires et d’autres intérêts américains dans la région, en particulier au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït. Les frappes de missiles iraniens rendent le Moyen-Orient moins sûr.

La sécurité des pilotes et du personnel de la FIA reste la priorité

Étant originaire des Émirats arabes unis, Mohammed Ben Sulayem tient à ce que son pays soit honoré d’accueillir de grands évènements comme les courses de la Formule 1. Il ne veut donc pas se précipiter et simplement dire : « C’est fini, nous annulons [les GP du Qatar et d’Abou Dhabi]. ». Toutefois, le président de la FIA assure que la priorité de son organisation reste la sécurité de toutes les personnes impliquées dans les Grands Prix (membres du personnel, pilotes ou équipes). « Je pense que les vies humaines sont plus importantes que le sport automobile », a-t-il précisé. Et de poursuivre : « Mais nous devrons également écouter les gouvernements et le promoteur local. ».

La F1 prévoit des circuits de remplacement

Le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, a lui affirmé que son instance examine actuellement d’autres lieux possibles, en prévision d’une dégradation du contexte géopolitique au Moyen-Orient. Il évoque une finale de remplacement en Europe, sur le circuit d’Imola, en Italie, largement considéré comme l’option la plus probable. Si c’était le choix définitif, cela signifierait que la quête de Kimi Antonelli pour devenir le plus jeune champion de F1 pourrait s’achever à deux pas de Bologne, sa ville natale. Ce serait un grand cadeau au pilote italien, leader du championnat depuis plusieurs mois.

La FIA a déjà annulé les GP de Bahreïn et d’Arabie saoudite

Si la FIA joue l’attente sur les GP du Qatar et d’Abou Dhabi, elle n’a pas attendu longtemps pour annuler les GP de Bahreïn et d’Arabie saoudite après le déclenchement de la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis (soutenus par Israël dans les premières semaines du conflit). Initialement prévues en avril, ces courses ont été rapidement annulées. À leur place, un événement baptisé « Grand Prix de Bahreïn en Malaisie » a été programmé en octobre sur le circuit de Sepang.

Hors F1, la FIA a également déjà renoncé à son championnat du monde d’Endurance au Qatar, le 28 juillet dernier. En moto, le Grand Prix de MotoGP du Qatar, qui devait avoir lieu le 12 avril 2026, a été décalé au 6 novembre, en espérant une amélioration de la situation au Moyen-Orient.