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Top 14 : Le Stade Toulousain, le PSG du rugby français

Le Stade Toulousain a remporté samedi son 25e bouclier de Brennus et le quatrième de suite, en venant à bout de Montpellier (28-20) en finale du Top 14. Ce nouveau titre confirme, si besoin en était encore, la supériorité écrasante des Rouge et Noir en France. Comme un ogre qui a toujours faim, l’équipe de la ville rose pense déjà à un cinquième Brennus consécutif. Et on ne voit pas qui peut l’en empêcher. De quoi agacer certains, qui la comparent avec raison au PSG dans le foot français.

Sans surprise, pourrait-on dire. Samedi soir, au Stade de France, le Stade Toulousain a battu son dauphin Montpellier (28-20) en finale du Top 14, pour remporter son 25e bouclier de Brennus et le quatrième consécutif. Avec cette nouvelle victoire, les coéquipiers d’Antoine Dupont et « Captain » Jack Willis rejoignent dans l’histoire le Stade Bordelais (champion de 1904 à 1907) et la précédente génération dorée du Stade Toulousain (titrée de 1994 à 1997), qui ont également réalisé le quatre à la suite.

De valeureux Montpelliérains, mais des Toulousains impitoyables

Bien que battus, les Montpelliérains se sont montrés valeureux face à l’expérience des Toulousains. Ils ont fait déjouer les champions de France en titre pendant plus de trente minutes de jeu, leur mettant une pression continue grâce à un système défensif étouffant et une activité dans les rucks. Hélas, malgré six pénalités en leur faveur, 72 % d’occupation du terrain et 60 % de possession, ils ont été menés à la demi-heure (10 à 6), puis ont concédé la défaite à la fin de la rencontre. Les Toulousains, eux, ont été cliniques et ont su laisser le chrono s’écouler, sans trop de frayeurs, jusqu’à la sirène. De véritables habitués. Même la chaleur moite et la pluie lors du second acte n’a pas entamé leur sérénité.

Antoine Dupont peut battre le record de victoires en Top 14 pour un joueur

Antoine Dupont, Peato Mauvaka, François Cros ou encore Thomas Ramos ont ainsi glané en patron leur sixième bouclier de Brennus. Ils ne sont plus qu’à un titre du recordman haut-garonnais Jérôme Cazalbou, mais à trois titres du pilier de Béziers, Armand Vaquerin (1971-1984). Toutefois, ils ont tout le temps de rattraper ce dernier vu la domination implacable du Stade Toulousain sur le rugby français. L’hégémonie des hommes d’Ugo Mola sur le Top 14 ne semble pas prête de s’arrêter. Elle repose sur des joueurs talentueux, des fondations solides et des avantages concurrentiels qui font grincer les dents en Hexagone, surtout dans la presse.

La domination du Stade Toulousain lasse et agace certains

Fort de ses atouts, le Stade Toulousain fait rêver les plus jeunes. C’est une école que tous les adolescents souhaitent rejoindre. Porter le maillot Rouge et Noir est devenu le projet d’une vie. Dans un tel contexte, la concurrence est tuée dans l’œuf. D’où certainement la suprématie du club de la ville rose. Cette domination lasse, voire agace certains. Surtout les journalistes, qui ne manquent pas d’occasions d’envoyer des piques au groupe d’Hugo Mola. On lui reproche de fausser la concurrence avec notamment une masse salariale plus importante.

Le Stade Toulousain, le PSG du rugby

Même Cédric Heymans, un ancien pilier de la maison toulousaine, reconnait que « ça commence à agacer un peu tout le monde de voir Toulouse tout le temps gagner ». Celui qui a remporté deux boucliers de Brennus avec les Rouge et Noirs, en 2008 et 2011, fait un parallèle qui n’échappe à personne. « Ils [les Toulousains] travaillent bien et je suis plutôt pro-Toulousain, mais j’aimerais les voir être challengés. Regardez ce qui se passe avec le PSG, on sait qu’ils vont gagner ! », a-t-il déclaré sur RMC Sport. Que faut-il alors pour rendre la fin du Top 14 moins prévisible ? La FFR devrait y réfléchir.