Pour la première fois de son histoire, l’Italie a battu l’Angleterre (23-18), samedi dernier, lors de la 4eme journée du Tournoi des 6 Nations. Ce succès face au XV de la Rose confirme le statut de nation montante de l’équipe transalpine. Il est l’œuvre d’une génération dorée emmenée par le sélectionneur argentin Gonzalo Quesada, ancien cadre des Pumas. Les performances récentes de cette formation permettent au rugby de se faire une meilleure place dans les médias italiens, aux côtés du football et du tennis notamment.
L’Italie ne passera peut-être plus pour le petit poucet du Tournoi des 6 Nations. Après avoir surpris l’Ecosse en ouverture de la compétition, la Squadra Azzurra a battu l’Angleterre (23-18), le samedi dernier, lors de la 4eme journée. C’est sa première victoire face au XV de la Rose après 32 confrontations. Avec cette victoire, les transalpins sont désormais 4eme du tournoi avec 9 points, avant un déplacement ce week-end au Pays de Galles, dernier de la compétition avec 1 petit point, derrière l’Angleterre (6pts). Dans le passé, ils avaient déjà vaincu deux autres gros : l’Australie (2022) et l’Irlande (1995).
C’était l’Everest à gravir pour l’Italie
La victoire historique de la sélection nationale a mis en ébullition les médias italiens, qui ne parlaient pas beaucoup du rugby. « L’Italie comme dans un rêve […] ils ont brisé une malédiction de 35 ans sans connaître la victoire face aux maîtres », a écrit le Messaggero au lendemain de l’exploit. « Une victoire de maîtres », trompette pour sa part La Repubblica. De son côté, Sky Sport Italia titre : « Rugby is coming Rome ». Enfin, le Corriere dello Sport se réjouit que la Squadra Azzurra ait enfin « gravi » son « Everest ».
Italie contre Angleterre, c’est un peu David contre Goliath
La Gazzetta dello Sport, qui consacre deux pages aux héros de la semaine, savoure d’autant la victoire que le match opposait presque David à Goliath. Le journal rappelle que l’Italie a terrassé un géant du rugby, qui a la plus grande histoire et la tradition la plus ancrée, et qui a poussé le professionnalisme à son paroxysme, avec des budgets colossaux ainsi qu’une ferveur semblable à celle du football.
Pour le Corriere dello Sport, si le succès contre l’Angleterre est incroyable, il semble être « la suite logique de la croissance d’une nouvelle génération de rugbymen ». Le média note que dans le XV de départ, huit joueurs sont nés entre 2000 et 2002. « Des garçons qui gardent une marge de progression. », analyse-t-il.
Gonzalo Quesada, pièce maîtresse de la montée en puissance du rugby italien
La presse italienne relève notamment une ligne arrière talentueuse incarnée par Ange Capuozzo et le centre Tommaso Menoncello (désigné meilleur joueur de la compétition en 2024). Elle évoque également un paquet d’avants qui a su se hisser parmi les tout meilleurs au monde et qui donnent à cette équipe une cohérence nouvelle.
Et il y a surtout le technicien argentin Gonzalo Quesada, ex manager du Stade Français. Il a pris les rênes de la Squadra Azzurra en 2024 pour en faire une équipe redoutable et respectée par les cadors du rugby. L’ancien ouvreur (38 sélections, 486 points) a beaucoup travaillé sur les bases pour améliorer la conquête, la défense, la discipline et l’alternance. Il passe désormais pour l’architecte du rugby italien en pleine ascension. Et c’est mérité !
