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Un Super Bowl que personne n’avait vu venir 

En septembre 2025, personne n’aurait parié sur un Super Bowl entre les Patriots et les Seahawks. Selon les cotes d’avant-saison, ces franchises faisaient partie des outsiders extrêmes. Pourtant, elles sont bien à l’affiche de la finale de ce dimanche 8 février 2026, dans un remake de celle de 2015. C’est un signal envoyé à toute la NFL, qu’une hiérarchie peut être chamboulée en quelques mois.

Le Super Bowl 2026 aura lieu dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 février au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie. Il opposera les New England Patriots (AFC) aux Seattle Seahawks (NFC), marquant une revanche historique de la finale de 2015 remportée par les Patriots (28 à 24). Si ce choc peut sembler maintenant logique, personne n’aurait parié sur une telle affiche en début de saison. Plusieurs sources betting ont d’ailleurs reconnu le caractère surprenant du duel, considéré comme l’un des Super Bowls les plus improbables par les cotes de présaison, avec des franchises annoncées très loin des favoris.

Les chances combinées de ce Super Bowl étaient de 4800 contre 1

Selon le site Pro Football Reference, ce Super Bowl 2026 oppose deux équipes dont les chances de participer au match final étaient d’au moins 60 contre 1. À la présaison, les Seahawks, qui n’avaient pas pris part aux éliminatoires l’an dernier malgré une fiche de 10-7, étaient considérés comme potentiels finalistes à 60 contre 1. Quant aux Patriots, après une deuxième saison de suite de 4-13, ils étaient considérés à 80 contre 1. Ainsi, les chances combinées des deux franchises de se croiser au match ultime étaient de 4800 contre 1. Pro Football Reference souligne que c’est le Super Bowl le plus étonnant à ce jour, devant celui entre les Rams et les Titans en 1999, à 4500 contre 1.

Les bookmakers misaient sur les Texans, les Broncos ou les Chiefs

C’est la sixième fois seulement dans l’histoire du Super Bowl que deux équipes qui n’ont pas participé aux éliminatoires la saison précédente s’y retrouvent. Les bookmakers misaient plutôt sur ceux qui y avaient pris part comme les Bills, les Texans, les Broncos, les Chargers et les Chiefs. Pour atteindre cette finale, les Patriots ont battu les Denver Broncos (10-7) en finale de conférence AFC, tandis que les Seahawks ont éliminé les Los Angeles Rams (31-27) pour le titre NFC. Les deux franchises ont terminé la saison régulière avec un bilan de 14-3.

Leurs performances actuelles sont sans doute le résultat de choix judicieux pris il y a deux ans. En 2024, les New England se séparaient de Bill Belichick, tandis que les Seattle faisaient de même avec Pete Carroll. Après le départ de ces deux entraîneurs légendaires, beaucoup ont prédit le début d’une longue chute pour ces deux équipes. Mais Mike Vrabel et Mike Macdonald ont assuré la succession avec brio.

Qui pour succéder aux Philadelphia Eagles ?

Notons également que les Patriots ont été les plus grands dépensiers de la ligue lors du dernier cycle des agents libres, tandis que les Seahawks ont été quatrièmes. Grâce à ces investissements, les deux formations ont renversé quasiment tout le monde cette année. Seattle a aussi fait un pari à contre-courant des habitudes en NFL, à savoir construire un candidat au titre autour d’un coach défensif. Si l’équipe s’impose, Mike Macdonald pourrait marquer l’histoire en tant que head coach défensif.

Cette année, la revanche est à portée de main avec des Patriots qui ont inscrit 18 points par match en éliminatoires, la plus faible moyenne pour une équipe qui a atteint le Super Bowl depuis les Rams de 1979 (15 points par match). En cas de succès, les Seahawks succéderaient aux Philadelphia Eagles qui ont battu les Kansas City Chiefs sur le score de 40-22 en 2025.

Bad Bunny choisi pour assurer le très attendu show de la mi-temps du Super Bowl

Ce dimanche, plus de 70 000 fans sont attendus au Levi’s Stadium de Santa Clara pour l’ultime match de la saison de la NFL. Bad Bunny a été choisi pour assurer le très attendu show de la mi-temps du Super Bowl, l’un des rendez-vous télévisés les plus suivis de la planète. De son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, le roi du reggaeton deviendra le premier artiste originaire de Porto Rico à relever ce défi.

Sa désignation est un message culturel et politique fort envoyé aux États-Unis de Donald Trump. Le président américain n’apprécie pas le chanteur portoricain pour ses prises de position critiques envers son administration, concernant en particulier sa politique d’immigration. Dimanche, lors du Grammy Awards où il a reçu le prix de l’album de l’année, il s’en est pris de nouveau au chef de la Maison Blanche et à ICE.