Dans les pas de sa sœur aînée Venus ? Dans une interview accordée à la télévision américaine, Serena Williams a relancé les spéculations sur un éventuel retour sur le circuit WTA. Interrogée sur ce sujet, la championne aux 23 titres en Grand Chelem a dit qu’elle ne sait pas, mais qu’elle verra bien ce qui se passera. En décembre, l’Américaine aurait réintégré le programme de dépistage antidopage, une étape clé pour jouer au tennis professionnel.
Mercredi 28 janvier, Serena Williams a fait renaître les spéculations sur un éventuel retour sur le circuit WTA. Interrogée sur cette possibilité dans l’émission télévisée « Today Show », l’athlète de 44 ans a déclaré : « Je ne sais pas, je verrai bien ce qui se passera ». Pressée de questions pour savoir si sa déclaration signifiait oui ou non, l’ex n°1 mondiale a ensuite répondu : « Ce n’est ni oui ni non. Je ne sais pas, je vais simplement voir ce qui se passe. ». Et d’ajouter : « Pour l’instant, je m’amuse et je profite de la vie ». Par conséquent, elle ne confirme ni n’infirme le projet.
Serena Williams a réintégré en octobre la liste des joueuses soumises à une surveillance étroite des autorités antidopage
Serena Williams avait pris sa retraite après l’US Open en septembre 2022, à l’issue d’une riche carrière débutée en 1997.Mais, après le retour à la compétition de sa sœur aînée Venus Williams en juillet 2025, tout le monde voyait la cadette prendre le même chemin. Alors que les rumeurs enflaient, on apprenait début décembre que la championne aux 23 titres en Grand Chelem a réintégré en octobre la liste des joueuses soumises à une surveillance étroite des autorités antidopage, premier pas éventuel vers un retour en professionnel.
Toutefois, l’Américaine avait démenti toute volonté de revenir sur le circuit. « Est-ce que je l’ai réintégrée (la liste) ? Je ne savais pas si j’en étais sortie. Écoutez, je ne peux pas en parler. », avait-elle répondu à une journaliste qui voulait savoir si c’était vrai, si elle avait réellement réintégré la liste des joueurs suivis par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA). La tenniswoman va ensuite trouver l’insistance ahurissante. « Je ne reviendrai PAS. Cet emballement est complètement dingue », avait-elle écrit dans un tweet début décembre.
Jim Courier confirme les rumeurs
Serena Williams aura beau nier ses intentions, le fait est là. Aucune joueuse officiellement retraitée ne peut reprendre la compétition sans se rendre disponible pour des contrôles antidopage hors compétition, pendant au moins six mois avant l’événement en question. À l’Open d’Australie, Jim Courier, ancien n°1 mondial américain aujourd’hui commentateur à la télévision, a confirmé qu’« aucune personne qui n’a pas l’intention de jouer au tennis professionnel ne va s’inscrire sur cette liste, surtout quelqu’un qui a autant d’expérience que Serena Williams ». Selon lui, à moins qu’elle ne se blesse, il ne fait aucun doute que la championne américaine rejouera quelque part à un moment donné, que ce soit en double mixte à l’US Open (30 août au 13 septembre 2026), en double avec sa sœur ailleurs ou en simple.
Avec un retour sur le circuit, Serena Williams pourrait battre le record en Grand Chelem de Margaret Court
Jim Courier précise qu’il est difficile et contraignant pour les athlètes de faire partie du groupe cible pour les contrôles antidopage. Car, une fois inscrits, ils ont obligation de fournir plusieurs informations et de se rendre disponibles pour d’éventuels contrôles. Ensuite, ils doivent figurer sur cette liste pendant six mois avant d’être autorisés à reprendre la compétition. Venus Williams, qui a participé à l’Open d’Australie à Melbourne (18 janvier au 1er février 2026), a confié avoir dit à son équipe que la seule chose qui pourrait améliorer sa situation, c’est que sa sœur soit là.
« Nous avons toujours tout fait ensemble, alors bien sûr, elle me manque. Mais si elle revient, je suis sûre qu’elle vous le fera savoir », avait déjà déclaré Venus à l’Open de Washington en juillet 2025. Notons que Serena Williams a une bonne raison de revenir sur le court : égaler, voire battre, le record historique de 24 titres du Grand Chelem, détenu par Margaret Court chez les femmes (et Novak Djokovic chez les hommes). Pourvu qu’elle soit toujours compétitive…
